logo

Les Films



Archives

Voyage à travers le cinéma français

Media

Un documentaire de Bertrand Tavernier

Propos du réalisateur

Ce travail de citoyen et d’espion, d’explorateur et de peintre, de chroniqueur et d’aventurier qu’ont si bien décrit tant d’auteurs, de Casanova à Gilles Perrault, n’est-ce pas une belle définition du métier de cinéaste que l’on a envie d’appliquer à Renoir, à Becker, au Vigo de l’Atalante, à Duvivier, aussi bien qu’à Truffaut ou Demy. A Max Ophuls et aussi à Bresson. Et à des metteurs en scène moins connus, Grangier, Gréville ou encore Sacha, qui, au détour d’une scène ou d’un film, illuminent une émotion, débusquent des vérités surprenantes. Je voudrais que ce film soit un acte de gratitude envers tous ceux, cinéastes, scénaristes, acteurs et musiciens qui ont surgi dans ma vie. La mémoire réchauffe : ce film, c’est un peu de charbon pour les nuits d’hiver ».

(Betrand Tavernier)

Le film

« De Bertrand Tavernier, on connaît l’œuvre de fiction (éclectique et engagée) et le goût du cinéma américain, qui l’a mené à écrire quelques ouvrages qui font référence sur le sujet. Ce qu’il tente aujourd’hui avec ce documentaire est d’un ordre plus trouble. Il s’agit à la fois de se raconter soi-même et d’imager une histoire du cinéma français. De convoquer ici un parcours personnel, de livrer là une analyse des films en bonne et due forme.

Ce qu’on sent le plus sûrement dans ce film si particulier, et il faut le dire si touchant, c’est qu’à 75 ans, ce cinéphile enragé a décidé de se livrer à une sorte de bilan existentiel, et que la meilleure façon qu’il ait trouvée, parce que la plus sincère, est d’écrire cette histoire avec les images des films qu’il affectionne. Voilà bien une idée de ciné-maniaque, qui voit dans les fantômes de la toile l’illusion décisive qui le constitue comme être de sentiment et de mémoire. »

(Jacques Mandelbaum, Le Monde) 

« Un pur exercice pour spécialistes à destination du petit écran plutôt que du grand? C’est ce qu’ont apparemment craint nos programmateurs eux-mêmes, qui ne proposent pour l’instant qu’une poignée de séances aux cinémas. Fâcheux défaitisme, tant le plaisir est au rendez-vous, qui pourrait bien surprendre les plus ignorants en la matière! Car le cinéma français classique ne manque pas de pépites. Un seul extrait, et on n’a qu’une envie: (re) découvrir le film en question en entier, voire toute l’oeuvre de son auteur! Quant à Tavernier, il est un sacré conteur, qui sait organiser son récit tout en lui préservant une apparence de balade buissonnière plutôt que d’étude universitaire. (Norbert Creutz, Le Temps)

Filmographie sélective de Bertrand Tavernier (né à Lyon en 1941)

L'Horloger de Saint-Paul (1974); Que la fête commence… (1975); Le Juge et l’Assassin (1976); Une semaine de vacances (1980); Coup de torchon (1981); Un dimanche à la campagne(1984); La Vie et rien d’autre (1989); L.627 (1992); La Fille de d’Artagnan (1994); Capitaine Conan (1996); Dans la brume électrique (2009);  La Princesse de Montpensier (2010).

FB