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La danseuse

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Réalisation : Stéphanie Di Giusto
Acteurs: Soko, Lily-Rose Depp, Gaspard Ulliel

Le film

Loïe Fuller est née dans le grand Ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus. Même si les efforts physiques doivent lui briser le dos, même si la puissance des éclairages doit lui brûler les yeux, elle ne cessera de perfectionner sa danse. Mais sa rencontre avec Isadora Duncan, jeune prodige avide de gloire, va précipiter la chute de cette icône du début du XXe siècle.

La réalisatrice

Après avoir étudié à l’École nationale supérieure des arts décoratifs et à l’École supérieure d'arts graphiques Penninghen à Paris, Stéphanie Di Giusto commence sa carrière en réalisant plusieurs clips vidéo pour des artistes français et internationaux comme Camille, Rose, Brigitte Fontaine, Sliimy ou encore Jarvis Cocker. Elle travaille également avec la créatrice de mode Vanessa Bruno, notamment pour la collection printemps-été 2010 de cette dernière en réalisant un court-métrage, Le Bel Eté, mettant en scène l'actrice Lou Doillon.

Stéphanie Di Giusto a collaboré avec France 5, Orange et plusieurs magazines de mode tels que Vogue, Elle ou Purple Magazine. En 2016, elle réalise son premier film, La Danseuse, dont elle est également la scénariste. Le film a été présenté au Festival de Cannes dans la catégorie Un certain regard.

Loïe Fuller

Née Mary Louise Fuller en 1862 dans l’Illinois, elle est une pionnière de la danse moderne, célèbre pour les voiles qu’elle faisait tournoyer dans ses chorégraphies. Sa première chorégraphie, la Danse serpentine, créée à New York en 1892, connaît un succès tel que de nombreuses imitatrices se l’approprient aussitôt. Installée ensuite à Paris, elle est remarquée et engagée aux Folies Bergère. Elle devient l'une des artistes les plus importantes et les mieux payées dans le monde du spectacle. L’avènement de l’éclairage électrique et l'imagination créatrice de Fuller suscitent une révolution dans les arts de la scène. La danse qu’elle met au point fait appel à un nombre infini de disciplines scientifique : mathématiques, scéniques, et même chimiques… La confection de sa robe de scène, qui nécessite 350 mètres de soie, est déjà un énorme défi qui fait appel à une formule mathématique. Loïe Fuller s’est nourrie de tous les ouvrages qu’elle trouvait et de tous les gens qu’elle rencontrait, Edison, Flammarion l’astronome… Elle a étudié l’éclairage, maîtrise parfaitement tous les dispositifs scéniques – d’où son exigence de faire appel à 25 techniciens - et a même inventé les sels phosphorescents qu’elle appliquait sur ses costumes en montant son propre laboratoire de chimie. Elle est vraiment à la base de l’abstraction et du spectacle multimédias. Lorsqu’elle se produit aux Folies Bergère, elle est quasiment devenue une cheffe d’entreprise. Elle dépose un total de dix brevets et copyrights, principalement reliés à ses accessoires et dispositifs d’éclairage. Son succès ne fut pas éphémère, mais en tant que danseuse elle fut éclipsée en 1902 par Isadora Duncan, sa compatriote, qu’elle contribua à faire connaître en Europe. Malgré une longue et impressionnante carrière, elle fut pratiquement oubliée du grand public après sa mort, mais devint rapidement une référence dans l'histoire de la danse, marquant un point d'articulation entre le music-hall, la performance et la danse moderne. Elle partagea la vie de Gabrielle Bloch durant vingt-trois ans, jusqu’à son décès à Paris en 1928. Ses cendres reposent à Paris au columbarium du Père-Lachaise

Isadora Duncan

Isadora Duncan naît en 1877 à San Francisco. Quittant les Etats-Unis à l’âge de 22 ans, elle connaît rapidement un grand succès à Paris. Elle révolutionne la pratique de la danse par un retour au modèle des figures antiques grecques. Par sa grande liberté d'expression, qui privilégie la spontanéité, le naturel, elle apporte les premières bases de la danse moderne européenne, à l'origine de la danse contemporaine. Influencée par son frère Raymond Duncan sur un retour à l'hellénisme et au culte du corps, elle a voulu redonner toute sa place à la beauté, à l'harmonie du corps, osant s'exhiber presque nue, dissimulée seulement par quelques voiles. Par ailleurs, son travail chorégraphique accorde une place particulière à la spiritualité. Pédagogue extrêmement douée, totalement non conventionnelle, elle fonde plusieurs écoles de danse aux Etats-Unis et en Europe. Non conventionnelle également dans sa vie privée, elle vit plusieurs histoires d’amour tant avec des hommes qu’avec des femmes et a deux enfants hors mariage. Elle se marie une seule fois, avec un poète russe, mais l’union est de courte durée. Sa vie est jalonnée de drames, avec notamment le décès par noyade de ses deux enfants. Elle décède elle-même tragiquement en 1927 à Nice lorsque son foulard de soie se prend dans la roue de sa voiture. Comme Loïe Fuller, ses cendres reposent au colombarium du Père-Lachaise à Paris.

LP